Dérivée de tan(x) - Démonstration et Explication

Démonstration #1

tanx&=sin(x)cos(x)[2ex]ddxsin(x)&=cos(x)[2ex]ddxcos(x)&=sin(x)[2ex]ddxtan(x)&=cos(x)cos(x)sin(x)(sin(x))cos2(x)[2ex]&=cos2(x)+sin2(x)cos2(x)[2ex]&=1cos2(x)[2ex]&=sec2(x)

Explication

  1. La démonstration commence par la définition de la fonction tangente :

    tanx=sin(x)cos(x)

  2. Elle utilise ensuite les dérivées déjà démontrées de la sinus et de la cosinus :

    ddxsin(x)=cos(x) ddxcos(x)=sin(x)

  3. La règle du quotient pour les dérivées est ensuite appliquée. Cette règle stipule que pour deux fonctions u(x) et v(x) :

    ddx(u(x)v(x))=v(x)ddxu(x)u(x)ddxv(x)[v(x)]2

    Dans ce cas, u(x)=sin(x) et v(x)=cos(x). En appliquant la règle du quotient, on obtient :

    ddxtan(x)=cos(x)cos(x)sin(x)(sin(x))cos2(x)

  4. Le numérateur est simplifié en utilisant l’identité trigonométrique standard cos2(x)+sin2(x)=1 :

    ddxtan(x)=cos2(x)+sin2(x)cos2(x)

  5. En utilisant l’identité de l’étape 4, le numérateur se simplifie à 1 :

    ddxtan(x)=1cos2(x)

  6. La démonstration est valide seulement lorsque cos(x)0, car la division par zéro est indéfinie.

  7. Enfin, le résultat découle du fait que sec(x)=1cos(x) (la sécante est le réciproque du cosinus).

Par conséquent, la dérivée de tan(x) est sec2(x).

Démonstration #2

ddxtan(x)&=limh0tan(x+h)tan(x)h[2ex]&=limh0tan(x)+tan(h)1tan(x)tan(h)tan(x)h[2ex]&=limh0tan(x)+tan(h)tan(x)+tan(x)tan(h)1tan(x)tan(h)h[2ex]&=limh0tan(h)+tan(x)tan(h)h(1tan(x)tan(h))[2ex]&=limh01+tan(x)1tan(x)tan(h)·limh0tan(h)h[2ex]&=1+tan(x)1tan(x)tan(0)·1[2ex]&=1+tan(x)[2ex]&=sec2x[2ex]&=1cos2x(cosx0)

Explication

  1. La démonstration commence par la définition de la dérivée d’une fonction réelle en un point. Dans ce cas, c’est la dérivée de la tangente par rapport à x, qui est la limite lorsque h tend vers 0 de tan(x+h)tanxh.

  2. L’étape suivante utilise l’identité trigonométrique pour la tangente d’une somme : tan(A+B)=tan(A)+tan(B)1tan(A)tan(B). Ici, A est x et B est h. En appliquant cette identité à tan(x+h), on obtient : tan(x)+tan(h)1tan(x)tan(h).

  3. Le numérateur est ensuite développé en ajoutant et en soustrayant tan(x) : tan(x)+tan(h)tan(x)+tan2(x)tan(h)1tan(x)tan(h).

  4. Le numérateur est factorisé et le dénominateur est multiplié par h : tan(h)+tan2(x)tan(h)h(1tan(x)tan(h)).

  5. La règle du produit pour les limites est appliquée, divisant la limite en le produit de deux limites : limh01+tan2(x)1tan(x)tan(h)·limh0tan(h)h.

  6. La deuxième limite est une limite standard : limh0tan(h)h=1. Dans la première limite, tan(0)=0, donc lorsque h0, tan(h)0. Ainsi, la première limite évalue à 1+tan2(x)1tan(x)tan0=1+tan2(x).

  7. Le résultat est simplifié en utilisant l’identité trigonométrique 1+tan2(x)=sec2(x).

  8. Enfin, le résultat est exprimé en termes de cosinus en utilisant l’identité sec(x)=1cos(x),

à condition que cos(x)0.

Par conséquent, la dérivée de tan(x) par rapport à x est sec2(x) ou 1cos2(x), à condition que cos(x)0.